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Circle gèle 12,6 millions de dollars du contrat cUSDC : la controverse sur le ' droit de gel ' des stablecoins refait surface — ce que cela signifie pour votre carte U

2026-05-31

Selon un reportage du 30 mai du média coréen Tokenpost, Circle a ajouté à la liste noire de l’USDC le contrat USDC en version privée (cUSDC) déployé par Zama sur Ethereum, entraînant le gel d’environ 12,6 millions de dollars d’USDC. Le reportage cite les observations de l’enquêteur on-chain ZachXBT et évoque un lien possible avec un portefeuille ayant déposé environ 12,4 millions de dollars dans un protocole associé le 11 mai. Il faut être clair : ces montants précis, les liens évoqués (notamment avec Overnight Finance) et la description technique d’un « verrouillage complet du contrat » ne proviennent pour l’instant que de ce compte-rendu de seconde main en coréen. usdtcard.net n’a procédé à aucune vérification on-chain indépendante, et les lecteurs devraient considérer ces chiffres comme des informations à vérifier, et non comme des faits confirmés.

Mais un point n’a pas besoin d’être vérifié pour être établi — Circle dispose d’un droit de gel au niveau du contrat sur l’USDC ; c’est une fonctionnalité inscrite dans le smart contract USDC, publique et présente depuis longtemps. C’est cet aspect que les utilisateurs de cartes U doivent bien comprendre.

Analyse éditoriale : le solde de votre carte U est un « passif », pas de l’argent liquide

Commençons par clarifier un niveau souvent confondu : le fonctionnement d’une carte U est « vous rechargez en stablecoin → l’émetteur conserve les fonds en dépôt → au moment de la dépense, conversion en monnaie fiduciaire pour le règlement ». À quel niveau se produit le risque de gel détermine son impact réel sur vous.

Selon différentes fenêtres temporelles, voici ce à quoi les utilisateurs peuvent s’attendre :

Si vous êtes en train de choisir une carte, consultez d’abord notre évaluation MPCard pour comprendre pourquoi elle est notre choix éditorial, puis comparez-la avec le Top 5 des cartes U 2026.

Comparaison historique : similitudes et différences avec Tornado Cash (2022) et le décrochage de l’USDC (2023)

Ce n’est pas la première fois que le droit de gel des stablecoins fait la une.

En août 2022, après les sanctions de l’OFAC américain contre Tornado Cash, Circle avait de sa propre initiative gelé les adresses détenant de l’USDC concernées — un schéma classique « ordre réglementaire → exécution par l’émetteur », où le point de friction portait sur la contamination par association des adresses de protocole. Cette affaire cUSDC présente une similitude, à savoir la crainte qu’une « liste noire au niveau du contrat puisse affecter des fonds non ciblés » ; la différence est qu’à ce jour, aucune preuve publique n’indique que Circle exécute une sanction gouvernementale spécifique — le reportage pointe plutôt vers une décision autonome de l’émetteur face à des flux de fonds jugés à risque.

Autre comparaison : en mars 2023, l’USDC avait brièvement décroché à 0,87 dollar en raison de son exposition à la Silicon Valley Bank — il s’agissait alors d’un risque sur les actifs de réserve, une problématique totalement différente du « droit de gel ». Le décrochage menace la capacité de rachat du stablecoin, tandis que le gel menace la disponibilité d’une somme précise vous appartenant. Les deux renvoient au même principe d’usage : un stablecoin ne devrait pas être traité comme un dépôt de long terme.

Perspective conformité : le droit de gel est une fonctionnalité légale, pas une zone grise

Il faut clarifier les limites : le fait qu’un émetteur gèle une adresse en vertu de ses propres conditions générales est, dans la quasi-totalité des juridictions, explicitement légal, car ce que vous détenez est un droit de rachat vis-à-vis de l’émetteur, et les conditions générales précisent en général que l’émetteur se réserve le droit de geler, de détruire ou de refuser le rachat. Ce n’est pas une zone grise, mais une prémisse même de la conception des stablecoins centralisés.

La zone grise concerne les utilisateurs transfrontaliers : lorsque vous rechargez une carte en USDC en Asie-Pacifique et que vos fonds sont gelés par un émetteur basé aux États-Unis en vertu du cadre réglementaire américain, votre droit local ne peut quasiment offrir aucun recours. Les cadres réglementaires sur les stablecoins récemment mis en place à Hong Kong et à Singapour visent justement à intégrer « réserves » et « droit de rachat » sous une supervision locale — mais à ce jour, les principaux stablecoins restent encore dominés par les règles du pays d’origine de l’émetteur. Les utilisateurs d’Asie-Pacifique peuvent consulter le guide de conformité de Hong Kong et le guide de conformité de Singapour pour l’état actuel des cadres locaux.

Points clés à surveiller

Recommandations éditoriales

Pour finir, rappelons que les chiffres précis évoqués dans cet article — 12,6 millions de dollars, le lien avec Overnight Finance, le gel intégral du contrat — proviennent tous d’un seul reportage de seconde main en coréen, et n’ont fait l’objet d’aucune vérification on-chain indépendante de la part d’usdtcard.net. Ce que nous considérons comme établi et à retenir tient en une phrase — le droit de gel des stablecoins centralisés est un fait structurel, et le solde de votre carte reste, en permanence, un passif que d’autres peuvent geler.